Tableaux Parisiens.

Des cheveux gris dégageaient son front ridé, la bouche pincée et peinturlurée d'un rouge rosé, l'air strict, renforcé par les deux cercles de fer qui lui cernaient les yeux, lesquels fuyaient mon regard inquisiteur. De rapides coups d'oeil à sa montre pour vérifier qu'elle avait encore le temps de vivre. Ses mains noueuses étaient croisées au dessus de son sac en cuir usé et tâché d'encre. On aurait pu se demander d'où elle provenait, mais il était plus intéressant d'observer sa peau rosée où de nombreux artifices féminins cherchaient à la replacer dans sa jeunesse. Ses vêtements étaient marron comme la terre qui ne tarderait pas à recouvrir son corps décomposé par le temps. C'était sans doute la première et la dernière fois que je l'apercevais, les yeux fermés, les bras croisés, prête à mourir.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 14:05

Compassion, colère et inspiration.

Deux cercles de plastique marron cernaient ses yeux éteints par toutes les connaissances qui s'y étaient accumulées. Sa voix était trop calme pour contenir une quelconque autorité et sa bouche fermée ne laissait apparaître que la résignation qui l'avait accompagné toute sa vie. Des cheveux gris comme le temps, bien peignés, couvraient ses tempes et dégageaient son front ridé. D'amples chemises à motifs enfantins cachaient son corps vieux et maigre. Il était mort, de toute façon, et ce depuis bien trop longtemps. Depuis toujours même, qui sait ? Il était mort d'avoir vécu à travers des livres d'histoire, mort d'être vieux avant que le temps ne le lui impose.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:21

Bonjour je ne suis personne, même pas moi.

RETOUR DE CE BLOG FUTILE & INUTILE.



# Posté le mercredi 15 octobre 2008 11:49

Hypocrite et pédante, détestable en somme et bien sûr détestée.

Un rire hideux, presque incontrôlable, grave, bruyant, s'échappait de ses lèvres mal dessinées, qu'un nez trop large, trop long, laid pour tout dire, surmontait. Ses sourcils se fronçaient légèrement et son regard devenait d'un sérieux ridicule quand elle proférait des conneries que ses expressions laissaient paraître intelligentes. Elle nous criblait d'une culture de supermarché qu'elle n'avait même pas et sa bouche avancée se fendait en un large sourire plutôt niais. Le pire était sans doute quand elle faisait un petit bruit avec sa langue et ses dents, plissant légèrement les yeux, à la limite du clin d'oeil, oscillant entre le mépris et une sympathie forcée.

# Posté le lundi 26 mai 2008 13:34

Article risqué. Il le faut.

De longs cheveux bruns frisés qui n'ont de naturel que la longueur, une figure cachée par un maquillage excessif, des joues qui oscillent entre le blanc laiteux et l'ocre mais surtout qui tombent ridiculement. Dans ses yeux éteints, que peut-on lire, sinon une prétention incommensurable, qui résonne dans toutes ses phrases et accompagne tous ses gestes? A la recherche vaine de la perfection commerciale des mannequins sans vie, elle n'avance que dans de dramatiques illusions qui la conduiront à sa chute.

# Posté le mercredi 07 mai 2008 13:12